[Approach Conseil] Interview croisée : Stéphane Ricard et Sébastien Henri – Le Trail en questions

Rencontre de deux ambassadeurs Approach Outdoor, rencontre de deux Traileurs de renom. D’un côté, Stéphane Ricard. Ce haut-alpin Champion du Monde de course en raquettes s’adonne aux sports d’endurance depuis 2006. Plutôt adepte des Trails courts, il se lance à partir de 2012 dans les Trails longs et remportent deux belles victoire dans l’Ubaye Salomon et la 6000D en 2013 . De l’autre côté, Sébastien Henri. Passionné de Trail, ses terrains de jeu sont aussi bien les collines varoises, où il vit, que les Écrins dont il est originaire. Très investi dans son club, le Saint Maximin Athlétic Club depuis 2006, il prend également part à des projets internationaux de plus grande envergure. Deux hommes, deux approches du Trail, à la fois différentes et finalement assez proches.
Stéphane Ricard ouvre l’interview. S’ensuit une discussion dans laquelle les deux traileurs abordent leurs objectifs, leur préparation, l’évolution de la discipline.

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Stéphane Ricard et Sébastien Henri

 

Stéphane Ricard (SR) : Sébastien, quelle est ta semaine type d’entraînement au Trail ?

Sébastien Henri (SH) : Mon emploi du temps est souvent calqué sur les entraînements de mon club dans lequel je participe à l’encadrement de ces séances :
Lundi : VMA courte (vitesse maximale que l’on peut tenir pendant un temps court de six minutes environ) ou
Mardi : côtes,
Mercredi : repos complet la plupart du temps,
Jeudi : le midi, footing de 45min et le soir PPG étirements pendant 1 heure,
Vendredi : sortie VTT de 2 à 3 heures,
Samedi : sortie Trail avec seuil long,
Dimanche : sortie vélo route environ 4 heures.
Les semaines sont modulables selon les objectifs et en fonction de la saison. L’hiver, le ski alpinisme remplace le vélo.

Et toi, Stéphane, comment programmes-tu ta saison de Trail et comment organises-tu tes objectifs et tes périodes de repos ?

SR : Concernant la saison, j’essaie de programmer trois courses et je cale mes cycles de préparation par rapport à ces objectifs. Dix jours après la course et une période de régénération, je repars vers un autre cycle en reprenant doucement. Durant toute la saison, j’essaie de multiplier les moments dit “transition” permettant de récupérer en profondeur. Je multiplie aussi les pratiques avec un entraînement croisé avec la raquette, le ski de fond, le ski de rando etc. J’essaie aussi d’être régulier dans la progression et les distances : cette anée, j’ai débuté avec le Trail de Serre-Chevalier (25 km), puis j’ai enchaîné sur le Lyon Urban trail (35 km) et je finirai avec le Marathon du Mont Blanc (42 km).

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Petite séance Trail à Gleize (05)

Quelles sont, d’après toi, les qualités du traileur de nos jours ?

SH : Je trouve que les traileurs sont beaucoup plus athlétiques qu’il y a une dizaine d’année. Les coureurs dit “élites” se préparent de façon très professionnelle et rien n’est laissé au hasard : de la préparation physique au mental en passant par la diététique. Du coup, le traileur moyen suit cette avancée et devient lui aussi de plus en plus pro. Il est plus rapide, meilleur techniquement et beaucoup moins surpris par ce qu’il va trouver sur le terrain. Le temps du traileur “montagnard” est révolu.

Et toi, que penses-tu de l’évolution du Trail ces derniers temps ?

SR : Le Trail s’est effectivement professionnalisé dans le sens où de plus en plus d’athlètes sont devenus des “purs traileurs”. Plus rien n’est laissé au hasard tant dans l’alimentation que lors de la préparation physique, comme tu viens de le dire. Les coureurs se préparent spécifiquement pour une épreuve avec des qualités athlétiques de plus en plus importantes. Il faut désormais avoir de la vitesse pour espérer être devant. Concernant les distances de plus en plus longues, je trouve que cela va trop loin. Quand le tracé est logique comme le tour du Mont Blanc ou la Diagonale des Fous, je trouve cela plutôt intéressant car c’est un défi. Mais quand les parcours tournent en rond juste pour faire faire des kilomètres, je n’en vois pas l’intérêt. La palette des courses, des paysages mais aussi des distances est assez larges pour que tout le monde y trouve son compte au final.

Quel est ton prochain objectif ?

SH : Mon prochain objectif est la MaxiRace. C’est une course d’environ 90km qui fait le tour du Lac d’Annecy par les montagnes. Ce sera la deuxième fois que je participerai à cette épreuve. J’espère améliorer mon temps de l’année dernière d’une bonne demi heure. J’aimerais me rapprocher de 9h30 de course si les conditions météo le permettent aussi. Cette année sera particulière car cette course sera également celle des Championnats du Monde de Trail avec un départ décalé pour les open. Mon objectif sera de courir le plus possible et de relancer. Mais pour le moment, je me concentre sur l’entraînement.

Et toi, Stéphane, quels objectifs pour conclure ?

SR : Mon programme : Championnats de France de course en montagne, Marathon du Mont-Blanc, OCC et France de Trail.

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